Navigation en sécurité :
Le milieu aquatique nécessite des dispositions particulières de prévention contre un certain nombres de risques. Quelques informations et conseils pour que naviguer reste un plaisir...
Evoluer sur l'eau, parfois froide et tumultueuse nécessite quelques avertissements sur les dangers qui peuvent se présenter. Des mesures, souvent simples, permettront une montée d'adrénaline sans prendre des risques inconsidérés. Accéder à l'eau impose aussi de bien connaître le cadre législatif.
S'adapter aux caprices du temps
La navigation en canoë-kayak est étroitement lié aux conditions météorologiques. S'il est plus agréable de naviguer par beau temps, il importe d'avoir un bon niveau d'eau... et pour cela, il faut qu'il pleuve. Bien équipé, on peut naviguer même sous la pluie.
Toutefois, par temps froid, moins de 5 degrés (ou de 10° suivant l'âge), ou en cas d'inondation (présence d'eau sur les berges), les séances en club peuvent être annulées.
Bien connaître les risques et s'en protéger.
Comme pour de nombreux sports en rapport avec la nature, il existe un certain nombre de risques liés à la pratique du canoë -kayak.
On peut dénombrer parmi ceux-ci, les immersions, les obstacles, les chutes, les rappels et les siphons. (Voir photos ci-dessous)
Immersion : Lors d'un dessalage (chute hors du bateau), l'eau froide, le fond rocheux constitue des risques que le casque et le gilet d'aide à la flottaison peuvent considérablement réduire. En eau vive, le port du gilet et du casque sont obligatoires.
Le drossage est un fort courant qui percute une paroi rocheuse, lorsque la rivière forme un virage à angle droit par exemple. Le danger vient alors de la roche elle-même, mais surtout du risque de creusement de celle-ci, constituant une sorte de saignée souvent immergée. Il se peut alors qu'un courant de fond tende à aspirer latéralement l'embarcation à son passage, déséquilibrant le kayakiste.
Si cette cavité est profonde, elle peut retenir des branches ou des arbres qui peuvent empêcher le retour à la surface.
Les obstacles : Naturels (arbre couché, roche...) ou artificiels (pont, moulin, barrage...), ils peuvent réduire le passage voire l'annuler. Il peuvent provoquer le coincement .
Le niveau des rivières variant en fonction des saisons, des obstacles comme des branches ou des troncs d'arbres véhiculés lors des crues, peuvent entraver le passage et provoquer des coincements. De même, l'absence d'entretien de la végétation des berges peut aussi contribuer à ce risque.
Une tenue adaptée
En premier lieu, pour pratiquer, il importe d'avoir des vêtements adaptés ; Chauds pour l'hiver et autres qu'en coton (synthétique ou laine) : Les tee-shirts, collants et pulls peuvent tout à fait convenir. On trouve aussi maintenant, des matières comme les polaires qui font d'excellents isolants.
Le coupe vent est très important en hiver comme en été.
Des chaussures adaptées sont aussi très utiles pour se protéger lors des dessalages (chutes hors du bateau ), ou simplement pour éviter le contact avec les fibres de construction des embarcations.
L'eau : un élément aux multiples facettes
Selon la saison, le lieu ou encore la nature du cour d'eau, la relation avec l'eau sera différente et les risques associés varieront aussi.
L'eau bouillonnante n'offre pas la portance d'une eau calme car elle enferme des bulles d'air.
Savoir où l’on met les pieds… capter tous les indices!
La connaissance de la rivière est déterminante ; une reconnaissance s'impose avant un franchissement. En cas de doute, le débarquement et le rembarquement plus loin en aval est un gage d'une bonne sécurité.
Un principe en eaux vives, on ne navigue jamais seul.
Le rappel :
Il peut être lié à une chute, à un obstacle naturel ou artificiel. C'est une turbulence qui retient vers l’amont.
Attention, un faible niveau de dénivellation peut toutefois engendrer un gros rappel.
Le barrage à rappel :
Ce sont des ouvrages que l'on peut rencontrer sur des rivières à eau calme, mais avec un débit important comme par temps de crue. Le phénomène de rappel se produit lorsque qu'une lame d'eau volumineuse (mais parfois réduite à quelques 20cm de hauteur) chute verticalement et se trouve fortement ralenti en aval. Il s'induit alors quelquefois un mouvement d'eau tourbillonnant revenant vers le pied de la chute, pouvant entraîner un bateau ou un nageur.